L’Algérie et l’environnement

L’Algérie, un grand pays aux grandes ressources

Aujourd’hui, la source de revenus du régime en place provient des recettes d’hydrocarbures et les droits de douane, en plus de l’entreprise, le salaire, la route, et les impôts fonciers. Selon, l’agence d’information sur l’énergie (Energy Information Administration ou EIA), l’Algérie occupe le troisième rang de gisements de schiste dans le monde soit le premier producteur de gaz naturel en Afrique et le deuxième plus grand fournisseur de gaz de l’Europe. La production brute de gaz naturel a été cependant ralentie au cours des dernières années en raison d’une multitude de problèmes de sécurité dans l’ensemble du Sahel et l’expertise technique inefficace et l’infrastructure en place. Bien que la découverte et la production de gaz de schiste ait un impact positif sur l’économie algérienne, il y a beaucoup de préoccupations environnementales liées au processus de production. L’EIA estime qu’un schiste moyen peut nécessiter jusqu’à 5 millions de gallons d’eau douce du début à la fin. Avec des ressources en eau déjà rare, cela pourrait s’avérer un défi majeur pour le processus de fracturation.

Les ambitions de Sonatrach menace l’environnement

Des milliers de protestants ont sillonnés les rues d’Alger, la capitale algérienne, contre le géant de l’exploitation de l’énergie Sonatrach, une entreprise publique algérienne crée en 1963 et qui représente un acteur majeur dans l’industrie pétrolière, elle est aussi classée première entreprise d’Afrique , En 2014, Sonatrach est la première entreprise à se lancer dans la production de gaz de schiste en Algérie, suite à l’accord du gouvernement le 21 mai 2014 concernant l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Sonatrach a annoncé sa volonté d’augmenter ses investissements pour exploiter le gaz, malgré une énorme opposition publique dans la région d’In Salah du Sahara central, où les premiers essais de forage d’essai ont été réalisés avec succès. De craintes des répercussions sanitaires et environnementales possibles, les écoles, les entreprises et les services publics dans la région menacée ont fermé suivi par des manifestations ponctuelles afin de sensibiliser le gouvernement aux menaces environnementales du projet. Pendant la manifestation, des centaines de policiers ont encerclés les avenues de capitale pour empêcher les protestants de poursuivre leur quête à la liberté d’expression, ces derniers contestaient exploitation prévue des gaz de schiste. A proximité des oasis sahariens et des villes, les plans de forage menacent aussi la ressource devenue précieuse dans cette région qu’est l’eau.

Une économie dépendante de son hydrocarbure.

Le secteur des hydrocarbures est au cœur de l’économie algérienne, l’Algérie détient environ 1 % des réserves mondiales de pétrole et 3 % de gaz. Le pays représente à lui seul près de la moitié du PIB. Son apport au PIB en 2008 a atteint près de 50 % et sa contribution en valeur ajoutée s’approchait des 77 milliards de dollars. Notons, une aisance financière que connaît le pays aujourd’hui est exclusivement l’œuvre du secteur des hydrocarbures. Aussi celle-ci est liée à deux facteurs : l’augmentation des cours des hydrocarbures et l’augmentation des volumes d’exportations depuis 2002. Ainsi, Les hydrocarbures représentent la majorité des exportations de biens et de marchandises. En effet, 77,246 milliards de dollars des 79,139 milliards de dollars des exportations de marchandises proviennent des hydrocarbures, soit plus de 97,6 % de la valeur des exportations en 2008.