Ali Benflis’ Algeria

Ali Benflis, un fervent combattant pour la liberté d’expression et les Droits de l’homme

Né le 8 septembre 1944 à Batna, dans l’Est de l’Algérie, Ali Benflis est magistrat de formation. Il est membre fondateur de la Ligue algérienne des Droits de l’Homme, une association créée par le ministre de l’Intérieur El Hadi Khediri et le général Larbi Belkheir, dans le but de contrer la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’homme (LADDH d’Ali Yahia Abdenour), reconnue à l’étranger et partenaire d’Amnesty International. Ali Benflis devient ministre de la Justice après l’explosion sociale de 1988, poste auquel il est reconduit dans le gouvernement réformateur de Mouloud Hamrouche, en 1989. Il s’agit de la seule période où l’Algérie tente de bâtir un état de droit avec une nouvelle constitution, l’instauration du multipartisme et la libéralisation de régime. Son programme encourage :

Une justice indépendante

Ali Benflis fait tout en son pouvoir pour transformer un gouvernement corrompu, faible et boiteux en un gouvernement disposant d’un rôle avec un exécutif solide et responsable devant ses élus, son but est de permettre et autoriser une justice indépendante. L’ancien juriste ambitionne une constitution qui se veut consensuelle, il promet une nouvelle ère de changement aux algériens. Depuis des années le peuple algérien a été divisé. Aujourd’hui Ali Benflis, au nom de la démocratie invite les anciens cadres islamiques du salut autrefois marginalisés et qualifiés d’inacceptables, en proclamant que la paix ne s’installera pas en Algérie sans reconnaitre tous les acteurs qui la compose.

Un Appel à l’unisson des algériens

A Tizi Ouzou, en Kabylie, il souligne l’émancipation de la langue tamazigh, la langue berbère, et rend hommage aux militants du Front des forces socialistes, le plus ancien parti d’opposition d’origine Kabyle, tués en 1963, poursuivant les éloges en version arabe, berbère et en français.

Une équité Territoriale pour le sud ouest du pays

En territoire sahraoui, à l’extrême sud-ouest de l’Algérie à Tindouf, il promet une réduction des billets d’avion au nom de l’équité territoriale.

Une nouvelle architecture administrative

Ali Benflis promet un nouvelle Algérie, avec plus de “wilayas“, plus de communes et dénonce le régionalisme institutionnalisé, tout cela pour aboutir à une nouvelle organisation territoriale qui unifierait le peuple algérien.

Une éducation moderne

Lors de sa campagne présidentielle en avril 2014, Benflis a insiste sur l’importance de l’éducation, en promettant de mettre en place une réforme du système de l’enseignement supérieur, en mentionnant que certaines universités pourront bénéficier de formations à l’étranger.

Plus d’emplois

Il souligne l’intérêt d’un revenu minimum national pour les jeunes qui n’ont pas d’emploi, aussi il encourage l’entrepreneuriat et en engageant des mesures incitatives à la création des PME, avec un encadrement et un accompagnement des projets.

Un meilleur système de santé

Selon Benflis, les citoyens ont fortement besoin d’un système de santé solide qui fait l’objet de critiques et dans lequel le citoyen réclame une prise en charge de qualité, des praticiens, des moyens, de la formation et de la considération. Il souligne aussi l’importance d’améliorer la qualité des soins, la formation et la gestion.

Un système agricole moderne

Au volet de l’agriculture, Ali Benflis promet d’encourager et de moderniser ce secteur pour diminuer la dépendance des importations, soulignant qu’il a une responsabilité vis-à-vis des générations futures.

L’abolition de la corruption

Sa lutte contre la corruption se poursuit et il consacre un grand chapitre à ce sujet dans son programme, il qualifie la corruption de haute trahison, et il promet de faire appel à un pacte national contre la corruption en mettant en place des mesures visant à diminuer les ingérences politiques afin de mettre terme à l’impunité. Aussi, il désigne la corruption comme acte criminelle, immorale et socialement inacceptable. Homme de Droit et de justice, et connu pour son pragmatisme, son programme dessine une Algérie démocrates, moderne, et stable.

Ali Benflis prône le changement et la démocratie

Ali Benflis, le principal opposant du président Bouteflika à l’élection présidentielle de 2014, revient en force avec un cahier de charges fournit pour les algériens. Le gouvernement algérien actuel étouffe graduellement la démocratie en omettant de s’attaquer aux véritables problèmes comme les changements politiques reliés l’amnistie pour les islamistes et la libéralisation des secteurs ce qui rend l’Algérie plus instable au moment où le pays a le plus besoin de stabilité. Sans compter, les difficultés d’ordre économiques qui provoquent une insatisfaction unanime des jeunes algériens, ce qui affaiblit les chances de Bouteflika de gagner un cinquième mandat selon plusieurs opposants.

Cependant, Ali Benflis, ex-ministre de la justice et prônant un régime qui appuie la liberté d’expression des citoyens, maintient discrètement son point de vue contrairement à d’autres adversaires notables de Bouteflika, Benflis reste en dehors des médias et de la scène publique. Pas moins de 4 ans, l’ancien Premier ministre Ali Benflis était digne de confiance du président Abdelaziz Bouteflika, homme confident et la main droite. Il est maintenant l’ennemi juré de Bouteflika, formé au sein du FLN (Front de libération national), il fait un retour en force en promettant au peuple algérien un changement positif qui ne menacerait pas la stabilité de l’Algérie.